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Alexis des Sommets

 
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Auteur Message
Alexis
Hommes des Sommets

Hors ligne

Inscrit le: 20 Oct 2009
Messages: 224

MessagePosté le: Mar 5 Jan 2010, 12:55 am    Sujet du message: Alexis des Sommets Répondre en citant

Informations Personnelles


Prénom : Alexis Junior Bledri

Surnom: Difficile d'avoir plus court qu'Alexis... Et ne penser surtout pas à Alex! Je déteste ce surnom!

Âge: 34 ans

Sexe: Masculin

Nation: Les Hommes des Sommets


Informations physiologiques et physiques


Physique:
Un regard hautain, une moue de mépris, les cheveux en batailles et courts et, bien sûr, le costume le plus cérémonieux possible pour la pratique de ma profession. On me trouve bien jeune pour avoir été élu et moi je rétorque que seul la force et la fermeté de la jeunesse pourra nous aider dans cette guerre. Qu'il peut être parfois facile de les manipuler quand on a la prestance et le charme qu'ils voient presque essentiels pour ce poste. J'ai les traits durs et impassibles la plupart du temps, un port de tête qui devrait vous faire sentir minable si je dois baisser la tête ou les yeux pour vous regarder. Un nez fin et pointu, des lèvres minces et serrées, des yeux qui communiquent seulement mon exaspération, ma colère, mon anxiété et mon dégout. Étant dans la politique, il est devenu une seconde nature pour moi de modifier et de changer mes expressions faciales pour s'adapter aux différentes situations. Tout cela rehaussé d'un teint blême qui témoigne de mon manque de passion pour l'extérieur et des trop longues heures passées le nez dans les papiers. J'ai des mains aux doigts fins et élancés même pas usés par le travail si ce n'est quelques tâches d'encres à peine visibles. Malgré toute cette prestance, ce mépris et cette rancœur qui émane de tous les ports de ma peau, je possède tout de même un je ne sais quoi qui attire beaucoup de femmes et de gens autour de moi. À croire que j'ai quelque chose de vraiment séduisant ou d'attirant. Mon corps bien sculpté doit y être pour quelque chose. J'ai les cheveux blonds, presque blanc à force d'angoisser et de me faire violence pour tout et n'importe quoi. Mes yeux ont une jolie couleur grise vitreuse, comme trop pâle, c'est peut-être pour cette raison que je suis si bien entouré. Ah, oui... Comme tous les membres de mon peuple j'ai de longues ailes translucides qui s'étende dans mon dos... Comme des chauves-souris.

Caractère:
Je suis arrogant, hautain, prétentieux, orgueilleux, fier et peut-être un peu hypocrite... Il est plus complexe que ça de décrire ma personne, mais à première vue c’est ce que les gens pourront noter. Bande d’imbéciles! S’ils se penchaient un petit peu plus, ils remarqueraient que tout ce que je fais, je le fais pour ma nation! C’est ma nation qui m'a fait comme je suis et pas moi qu’il la fait comme elle est. C’est pour cette raison que je me trouve représentatif de ma nation… Et s’il y en a un, un seul, qui est en désaccord avec ça qu’il se présente devant moi avec des preuves viables! Je me suis jeté dans mon travail sans remord oubliant presque de m’écouter moi, mes désirs et mes besoins, etc, etc, etc… Tout ça c’est pour les faibles. J’ai peut-être l’air un peu dur, sévère et méchant, mais comme tout le monde j’ai deux côtés à la médaille… Car je suis aussi loyal, franc, ponctuel, méticuleux et attentif… En fait, ce revers de médaille ne compense pas vraiment… Je crois qu’il peut même venir soutenir son opposé… D’ailleurs… Ce sont deux parties de moi sont souvent en conflit… En fait… Là l’orgueil veut entrer, alors je vais le dire d’un shoot… Je suis en plein conflit intérieur sur ma morale et mon idéologie… J’ai beau le nier, c’est là et je n'y peux rien… D’ailleurs, je vais même souvent le nier… Peu importe, pour mieux oublier et tout tasser dans un coin, je travaille encore plus… Ce qui marche jusqu’ici… À part quand je la vois, ELLE! ELLE, si désinvolte! Arghhh! Je suis damné pour l’éternité! Pris avec un minable, pathétique et faible besoin de la voir ELLE! Si jamais quelqu’un le savait je serais mort, pris avec une révolution sur le haut de mes dossiers sur mon bureau.

Signes particuliers:
Une prestance et un dédain implacable et immanquable. Des yeux gris vitreux et des cheveux courts et presque blancs. Une bague à mon doigt que je tiens de mon père et qui est unique, c’est un anneau d’or surmonté d’un rubis ayant la forme d’un oiseau… Elle vient de mes ancêtres qui vivaient autrefois dans Izvor avant le déluge. Les joyaux comme ça sont de plus en plus rares, l’orfèvrerie étant un secteur de moins en moins favorisé étant donné le manque de joyaux et de métaux rares.

Talent(s)/Compétence(s):
Je suis un très bon orateur et je sais très bien gérer des foules... Et comme tout politicien qui se respecte, je sais très bien manipuler les gens, mais j'exerce mes talents seulement pour le bien de cette nation! Je suis un fin penseur et stratège, c'est un miracle que j'ai été élu juste au début de ce conflit. Ayant été élevé à la bonne école et dans la meilleure École Supérieure, j'excelle dans plusieurs domaines, autant physiques que mentals, autant dans les chiffres que dans l'art... Oui, dans l'art, je sais dessiner, chanter et jouer de quelques instruments.



Informations sociales



Relations:
ELLE! Je vais vous parler d’ELLE! Peut-être que là vous comprendrez pourquoi je la déteste! Et pourquoi en même temps je… Je l’affectionne et je l’estime. Quel dilemme! Je vais simplement vous dire son nom et je n’aurai même pas besoin de m’expliquer, vous allez tout comprendre. Voyez-vous, elle s’appelle… Odélide… Quelle relation malsaine! Parfois je me déteste! Il y aussi ma conscience, mon bras droit, membre de mon parti et Menawan réputé… Mon meilleur ami… À part ces deux là, personne ne ma vraiment marqué dans la vie. À vous de m’impressionner et de vous essayez!

Métier/ Fonction:Le Maître de conseil des Hommes des Sommets... Le dirigeant de cette nation! Et jusqu'à la fin de ce conflit j'aurai ce poste!

Histoire:
Rien de plus banal s’il vous plaît? Mon histoire! Pathétique! Mon père s’appelait lui aussi Alexis… Quelle originalité! Alexis Senior Bledri qui est le mari de Noralia Bledri et le père d’Alexis Junior Bledri. Quelle bouffonnerie! Mon père aussi faisait de la politique, tandis que ma mère était femme au foyer à s’occuper de leur seul enfant… Quel chance que cela ait été un garçon! Ma mère a eu quelques difficultés durant l’accouchement j’ai, en quelque sorte, démoli ses chances d’avoir d’autres enfants… Faut dire qu’elle était bien frêle aussi. Ainsi mon père ne se gênait pas pour mettre de la pression sur moi pour être sûr que je devienne ce qu’il voulait que je devienne. Quand on a qu’un enfant, on s’arrange généralement pour pas le rater.

J’ai cinq ans, mes parents me laissent voler pour la première fois. Je sens tous mes muscles dans mon dos qui sont sollicités pour cet effort. J’ai le regard pétillant et le sourire aux lèvres, heureux pour la première fois depuis longtemps. Ma mère me tient la main droite et mon père la gauche. La main de ma mère est chaude, douce et maternelle, je peux presque sentir son affection dans son geste. Tandis que celle de mon père est froide, rude, dure et forte, il m’écrase trop la main, j’ai mal. Mais je ne dis rien, je ne veux pas que mon père me prenne pour un faible et je ne veux pas qu’il me regarde avec CE regard… CE regard, celui qu’il emploie toujours pour me faire sentir comme un moins que rien, celui que je déteste. Pourquoi ne peut-il pas me voir? Je suis là papa, ici à côté de toi, pourquoi ne peux-tu pas me faire un petit geste, quelque chose de rien du tout qui me signifiera que tu me reconnais comme ton fils unique?

Le vent pousse mes cheveux sur mes oreilles et fait pleurer mes yeux, mais je suis trop heureux! Rien ne pourra gâcher ce moment. Je suis bien entre mes deux parents qui m’aiment en direction de l’école pour ma première journée d’école… Rien ne pourrait venir détruire ce petit moment que j’ai au paradis avec mes parents. Alors que le vent commence à être moins fort et que nous perdons de l’altitude et que nous approchons de ce point noir à l’horizon, mon père tourne sa tête vers moi… Il a un visage sévère, comme quand il est pas content.


-Mon fils, aujourd’hui c’est ta première journée d’école et j’aimerais que tu saches que je veux de toi que tu sois le meilleur de ta classe…

Je me sens soudainement tout petit à côté de mon père. Il n'y a aucun meilleur moyen de me faire descendre de mon nuage que mon père qui a un air comme il en a un présentement... Comme si j'étais réellement un débile.

-Que tu ne traînes pas avec des moins fortunés que nous et que tu ne nous fasses pas honte à moi et ta mère.

De ne pas leurs faire honte… Comment comprendre l’importance de ça a cet âge là? J’ai servilement hoché la tête, comme j'ai cru qu’il voulait que je fasse. On c’est posé un instant plus tard, ma mère m’a embrassé sur le front et mon père m’a regardé avec CE regard, pour être sûr que le message était entré. Ensuite ils sont partis et je me suis senti encore plus petit parmi ces enfants de mon âge qui me regardaient avec de grands yeux, mes vêtements étant de plus grande qualité que les leurs. Alors, j’ai fait comme mon père aurait voulu que je fasse, j’ai levé le menton et j’ai passé à côté de ce groupe de paumés pour rejoindre celui des plus fortunés dans le fond. À croire que tous avaient eu le même discours…

~~~~~~~~~~

J’ai sept ans, je suis à l’école assis dans les marches menant à ma classe. La porte de la classe en haut des marches est fermée, la classe continue sans moi. Je ne me sens pas bien, je suis nauséeux et j’ai chaud… Peut-être que je fais de la fièvre. Le Menawan qui nous sert de professeur a envoyé un message à mes parents part je ne sais quel moyen et je les attends. Le regard fixé sur le bas des escaliers, j’attends avec impatience que ma mère se montre. Je commence à m’impatienter, à m’énerver et j’ai de plus en plus la nausée et j’ai de plus en plus chaud. C’est alors que la porte s’ouvre derrière moi et qu’un enfant de basse fortune sort. Je tente tant bien que mal de l’ignorer, comme mon père aurait voulu, cela marche plutôt bien d’ailleurs. Mais l’enfant s’assit à côté de moi et me regarde.

-On m’a dit de sortir pour te tenir compagnie le temps que tes parents arrivent.

Il ne faut pas que je lui parle, pas que je le regarde, il faut que je l’ignore, il n’existe pas… Ne pas oublier le regard de papa, CE regard… Ne pas oublier… Après une autre attaque de nausée, je n’ai pas put m’empêcher de lui parler pour me changer les idées. Je savais que ça compagnie me serait bénéfique.

-Je m’appelle Alexis, j’ai sept ans et plus tard je dois prendre la place de mon père. Et toi?

Pendant un instant il m’a regardé avec un drôle de regard, comme si j’avais dit quelque chose de pas correcte… Comme si je faisais honte à mes parents… Ce qui était, je crois, le cas…

-J’ai neuf ans et j’espère être choisis dans deux ans, aux réjouissances du prélude, pour être apprenti Menawan. Tu as dit «je dois» et non pas «je veux» prendre la place de mon père…

Je ne comprenais pas ce qui le gênait et avais un regard incrédule posé sur son visage. Je devais prendre la place de mon père, c’était un fait établit, et par extension je voulais prendre la place de mon père. J’allais demander son nom, mais c’est ce moment que choisis mon père, et non pas ma mère comme je croyais, c’est ce moment que choisis mon père pour arriver. J’ai tourné la tête vers lui et me suis levé d’un bond, surpris sur le fait. Il m’a lancé CE regard, le plus pire de tous les regards qu’il m’ait jamais lancé. J’avais désobéi et j’aurais droit à la correction de ma vie ce soir… Même malade comme jamais je n’aurais pas put éviter cette correction…

~~~~~~~~~

J’ai neuf ans, je suis dans une foule coincé entre un enfant plus jeune que moi, un grand monsieur aussi digne que mon père et une femme qui tient la main de l’enfant. Je peux sentir les relents de sueur et de transpiration que dégagent les gens autours de moi. Que j’aurais souhaité être sur la scène devant avec mon père, mais au lieu de cela je suis pris dans une foule où je ne vois en tout et pour tout que des derrières et des ailes. Frustré et délaissé, je regarde avec dédain l’enfant et la femme qui semblent être sa mère… Ils sont évidement des personnes de moindre importance comme le dirait mon père en gardant un certain respect… Moi je dirais plus vulgairement que se sont des paumés.

Écœuré et dégouté, je commence à faire des coudes pour pouvoir rejoindre la première rangé. Dès que je commence à avancer, l’homme de même naissance que moi commence à faire autant de coude que moi pour pouvoir me suivre. C’est lui qui me surveille pendant que mes parents se la coule douce devant toute la foule. Je ne veux pas l’admettre, mais je prends cela comme une trahison de la part de ma mère. Normalement elle ne prend jamais part aux activités politiques de mon père. Enfin je réussis à rejoindre la première rangée, avec mon «gardien» sur les talons. Mes parents sont là devant, avec quelques Menawans et quelques enfants. La cérémonie habituelle entourant les réjouissances du prélude commence alors. Mon père entame un long discours qui n’en finit plus, laisse ma mère parler quelques fois et ensuite laisse la parole à un Menawan qui commence à réciter les noms des nouveaux apprentis Menawans…

Je commençais sérieusement à m’ennuyer grave et c’est alors que le visage d’un des nouveaux apprentis Menawans retint mon attention. J’avais déjà vu ce visage quelque part… Je savais exactement où, ne pouvant pas oublier les fesses brûlantes que j’avais eues pendant une semaine seulement parce que je lui avais parlé. Il avait finalement eu ce qu’il avait souhaité. Un relent de ce qui devait être de l’attendrissement monta dans ma gorge, je ravalai rapidement ce faible sentiment. C’est alors que je me rendis compte que maintenant qu’il était un apprenti Menawan il ne faisait plus parti de la même caste qu’autre fois… Les Menawans étaient considérés comme n’ayant pas réellement de caste, malgré que mon père les intégrait à la sienne… En plus, il étudierait au près de son maitre Menawan que je savais près de la politique, ici, à Toppar… Peut-être le croiserais-je dans les corridors du parlement et maintenant qu’il était apprenti Menawan, je pourrais lui parler sans faire honte à mes parents…


~~~~~~~~

J’ai quinze ans, je suis devant ce qui va être mon école supérieur… C’était celle de mon père avant moi… D’ailleurs celui-ci à réussit à se libérer pour pouvoir venir me reconduire «au premier jour de ma vie d’adulte» comme il aimait dire. Ma mère serait bien venue si elle l’auvait pu, mais elle est tombée malade il y a peut-être un mois ou deux. Mon père n’a jamais réussit à se libérer ni pour moi ni pour elle depuis plus de deux ans… Jusqu’à aujourd’hui… Quel chef de famille fait-il à être incapable de se libérer pour sa femme presque mourante, mais réussir à se libérer pour la première journée d’école supérieur de son fils? Sans oublier de dire que depuis les deux années où il était «occupé», il n’était même plus Maître de Conseil. Il n’a pas été réélu au dernier mandat. Quelle famille et père pathétique! Pourtant, il faut bien avouer que mon père reste mon père et que j’ai beaucoup de considération et d’estime en vers lui.

Mon père se tourna alors vers moi, il me regarda dans les yeux, sans baisser la tête. C’était la première fois qu’il n’avait pas besoin de baisser la tête pour me regarder dans les yeux… Je n’ai pas eu une soudaine poussé de croissance en une nuit, seulement c’est lui qui ne l’a jamais remarqué et qui n’a jamais été là pour le remarquer. Soudain, il me sourit… Cela craquela quelque peu ma façade dure et impassible…Mais c’était tellement déroutant et déstabilisant, il ne m’avait jamais adressé de sourire auparavant, n’avais jamais montré aucun sentiments à mon égard à part ces sentiments qu’on peut ressentir quand on regarde plus faible que soit. Ces mêmes sentiments que je m’étais approprié quand je regardais plus faible que moi… Pitié, dégout, mépris et sentiment ajouté par ma personne, arrogance… Mais tout le monde avait droit à celle là. J’avais l’impression que pour une fois dans sa vie et dans ma vie, il me regardait avec fierté. Quel grotesque et comique visage il pouvait avoir en portant ce sentiment.


-Tu es maintenant un homme, mon fils… Et comme je te l’avais demandé, tu as eu les meilleures notes de ta classe. Je suis fier de ce que tu es devenu.

Ses mains étaient sur mes épaules, je pouvais sentir mes lèvres s’étirer pour former un sourire fier et orgueilleux. Mon père m’avait enfin reconnu et je pouvais maintenant être ce qu’il était sans l’offenser. Il ôta ces mains de mes épaules et me laissa aller pour explorer ce nouveau monde. Il me faisait enfin confiance… Après une enfance conditionnée à ne pas lui faire honte, il était enfin temps qu’il reconnaisse mes efforts. J’avançais alors vers mon école, marchant sur l’herbe grasse, mon père derrière moi. Des gens tout autour me regardait, je relevai le menton comme j’étais habitué de faire et leur jettais un regard hautain et arrogant. Ce charme qui me sied maintenant à merveille commençait à poindre à l’horizon alors que je terminais mon adolescence. Le caractère que j’ai maintenant était déjà presque complet, peut-être lui manquait-il quelque amélioration, mais rien qu’en surface. Mon père avait déjà jeté les fondations.

~~~~~~~~~~

J’ai 28 ans, je suis assis sur un fauteuil sur une scène. Mes adversaires sont assis à ma droite et ma gauche. Mon visage est impénétrable, alors que la foule devant moi est impatiente et excitée de connaître qui a gagné les élections de ce mandat. Un petit pupitre est plus loin sur ma droite sur le devant de la scène. Mon père à été invité pour présenter le nom du gagnant de l’élection. Je suis calme, même après des semaines de travail, même avec mon père tout près et même durant ce moment plus que critique et révélateur. Si le peuple n’a pas été trop stupide ou trop borné, il aura fait le bon choix et aura voté pour moi, car nuits et jours je travaillerai en esclave pour lui... Infaillible à son habitude, mon père récita un long discours relatant toutes les événements qui avaient eu lieux avant les élections… Ne favorisant personne et ne donnant pas son opinion sur aucun des événements. Puis, enfin, la foule retint son souffle alors qu’il sortait de l’enveloppe le papier sur lequel était écrit le nom du gagnant.

-Alexis Junior Bledri a été élu pour son premier mandat de huit ans!

Je me suis composé en vitesse un masque de surprise et de joie mélangées. Je me suis levé tranquillement, comme encore sous le choc. Ce que mon père n’avait pas dit c’était que j’étais le plus jeune Maître de Conseil jamais élu… De quoi le rendre fière de moi pour le reste de sa vie. Ma mère est morte à mes dix-huit ans, laissant mon père veuf… Enfin, il ne le resta pas longtemps. Il se remaria avec une autre femme presque aussitôt… Faut dire que la mort de ma mère était attendue après trois ans de presque agonie. Pour moi sa mort était comme la vrai étape qui me fit devenir qui je suis, car avec elle je savais que je ne pouvais pas être complètement ce que mon père voulait que je sois sans la décevoir.

Je m’avançai au pupitre que mon père me légua, me souriant, un de ces vrais sourires… Pas un de ceux qu’il servait au peuple pour paraitre poli, mais un de ceux que je n’ais vu que cinq fois dans ma vie. Alors, là je souris, se fut autant vrai que celui de mon père, sauf que le mien avait un petit côté fier et séduisant. Le peuple avait fait le bon choix. J’allais m’adresser à la foule pour la première fois de mon mandat, il ne fallait pas les décevoir.

-Vous avez fait un bon choix! Je serais votre esclave jours et nuits jusqu’à la fin de mon mandat! Mon avenir est maintenant le votre aussi! Là, la foule se mit à crier. Quoi de plus amusant et d’excitant que de partager son avenir avec un homme aussi séduisant, parfait et noble que moi? Je vous serais fidèle et ferais autant que mon père à fait avant moi, sinon plus! Je vous remercie de votre confiance!

Si je ne m’était pas connu, il n’aurait pas eu plus parfait discours… Mais justement je me connait trop! Je pouvait percevoir l’ironie et la moquerie qui perçait dans ma voix. Personne n’aurait put le remarquer, à part s'il était dans ma tête, et j'ai confirmation que je suis seul là dedans. Jamais je n’abuserai du peuple autant financièrement, politiquement ou simplement dans leur confiance. J'appartiens au peuple jusqu’à la fin de mon mandat, seulement que je me permets quand même de rire du peuple un peu pour mon propre plaisir. Faut bien que je me relâche un peu une fois de temps en temps.

~~~~~~~~~~

J’ai 31 ans, j’ai froid et je suis enragé. Je suis dans ce qui s’apparente le plus à une bulle ou un dôme. Je suis venu dans l’ancienne cité d’Izvor pour parlementer avec le chef du Peuple de la Source. Il semblerait qu’ils aient survécu tout ce temps de leur côté et que maintenant ils ressembleraient à des poissons… Non, pire! Ils sont des poissons! Ils m’ont fait voyager dans un bateau qui va sous l’eau, du même matériel que leur «bulle». Nos deux peuples viennent de se rencontrer sur les plateaux rattachés à nos montagnes. Quoi qu’il en soit, pour de multiples raisons, j’ai décidé de me rendre en personne voir ce minable endroit et le chef qui le dirige. Que se soit pour déclarer une paix ou fomenter une guerre, il était de mon devoir d’y aller. Cela va être notre première rencontre officielle entre nos deux peuples et je suis enragé, car on me traite comme si je n’étais rien. Comme si je faisais parti de la plus basse classe sociale qu’il y ait.

Gardant tout de même mon visage impassible, je bouillonne à l’intérieur de moi, impatient de rencontrer cet imbécile qui me fait attendre! C’est alors que la porte s’ouvre et qu’un homme me dit d’entrer. Je me lève du banc sur lequel j’étais et je m’avance dignement traversant le cadre de la porte et pénétrant dans la pièce pendant qu’on m’annonce. Je suis choqué de découvrir ce qu’il y a dans la pièce. L’homme derrière moi referme la porte me laissant seul avec une femme. Une femme! Leur chef est une femme! Il ne pouvait pas avoir plus pire infamie! De plus, elle n’avait même pas les habituels dignitaires indispensables en politique… Décidément ce pays était encore plus archaïque que je le croyais. Mon masque d’impassibilité manqua de près de se craqueler, la pitié, le mépris, l’arrogance et le dédain faillit transparaitre sur mon visage alors que ses émotions s’emparait de moi. Je gardai tout de même mon calme, le menton haut et l’attitude distinguée.

Chacun de nous regardais l’autre de la tête aux pieds, évaluant et jugeant son apparence et ces réactions face à l’autre. Bien que je n’aie pas voulu me l’avouer, elle avait quand même du charme et un petit quelque chose d’exotique qui m’attirais vers elle. Si le dégout ne m’aurait pas déjà accablé je serais probablement en train de lui faire la cour… Cela montre la force avec lequel son charme s’acharnait sur moi. Elle avait de grand yeux scrutateurs qui ne me faisait pas vraiment peur comparer à CE regard que mon père me lançait autre fois. Mais ce qui m’accrochait de ces yeux, s’était qu’ils étaient d’un profond violet brillant. Elle avait un visage aux traits doux et de longs cheveux de la couleur du lilas. Il n’y avait pas de meilleur mot pour la décrire que « de la beauté d’une déesse».

Je me ressaisis alors, refusant de passer pour l’idiot de service et aussi pour m’empêcher de penser plus longtemps à sa beauté qui commençait à pousser mon dégout un peu loin de moi. J’avais, en fait, un peu honte de moi, j’avais perdu le contrôle de moi-même pendant ce temps. Je me rappelai alors qu’elle n’était qu’un poisson, pire, une femme poisson! Cela marcha plus ou moins pour m’éloigner de son charme et ramener mon dégout et mon orgueil. Je tendis alors ma main vers elle et nous échangeâmes une bonne poigner de main.


-Alexis Junior Bledri, Maître du Conseil des Hommes des Sommets, donc représentant légitime du Peuple des Sommets.

~~~~~~~~~

Marchant d’un pas furibond je me dirigeais vers le bureau de ce foutu Menawan qui me sert de meilleur ami. Il y a des points sur les «i» qu’il faut placer, lui et moi. Traversant les divers corridors, halls et pièces prenant le chemin le plus court possible pour rejoindre son bureau. La rencontre dont je revenais dans ces malfamés bas-fonds avec la Chef de ces poissons s’était très mal terminée et il fallait à tout pris que j’en «parle» avec lui… Hum… Ouais… Je serais plus franc si je disais qu’il fallait que je me défoule… Ce devait être la millième rencontre infructueuse que nous avions et chaque fois cela se terminait de la même manière! Toujours la même fureur et mésentente! AH! C’est en devenir fou! Il m’était impossible maintenant de garder un air impassible en sa présence. Heureusement, chaque fois que je la quittais cette faculté me revenait de pouvoir narguer tous avec un air indifférent.

Enfin, la porte que j’espérais. J’ouvris les deux battants, sans même frapper, comme s’étais mon habitude. À l’intérieur, je trouvai mon meilleur ami avec son apprentie… Son ex-apprentie, il semblerait qu’elle parte… Bon débarra! Je restai là stoïque, attendant qu’ils aient fini c’est adieux sentimentales bien trop inutile. Je restais dans un coin, les bras croisés, mais j’étais tout de même envahissant par mon silence, ma prestance et ma moue de mépris alors qu’eux écourtaient leurs adieux du fait que j’attendais. C’est alors que la jeune fille quitta la pièce en refermant les portes derrière elle. Enfin, je pouvais me relâcher un peu, c’est alors que sur mon visage apparu de l’arrogance, du dégout, du mépris et un regard hautain que je fixais sur mon compatriote. Je décroisais mes bras, lentement.


-Quel infâme dépravée d’impie! Quelle vielle mégère! Je commençai à faire les cents pas alors que j’insultais ouvertement cette Odélide. Comment ose-t-elle un tel affront! ELLE! Une emmerdeuse de teigne de première! Comment se fait-il qu’elle est aussi peu de convenance! Par pitié! Celle pouvait nous épargner son ignorance! Comment se fait-il qu’il y est autant de charme et d’élégance dans ce si petit corps de poisson!?

Je m’arrêtais soudainement, reposant mon regard encore plus furibond, méprisant et arrogant sur le menawan qui n’avait pas bronché d’un pouce. Je serrais les poings, j’avais failli, cette garce avait usé de son charme dévastateur sur moi et avait réussi à s’emparer de moi. Il fallait se battre, il fallait réagir, je ne pouvais pas la laisser faire comme ça. J’étais dégouté par moi-même et me méprisais pour être tombé dans ses filets… Dans ses filets à elle! Une femme poisson! Je regardais droit dans les yeux du menawan et lui fit un sourire menaçant et effrayant. J’avais eu l’idée qui réglerait tous mes problèmes, mes problèmes de faiblesse, mes problèmes d’entente, mes problèmes monétaires, mes problèmes avec mon mandat et les problèmes généraux que me causait l’existence du Peuple de la Source.

-Tu iras quérir un messager et tu l’enverras rencontrer cette chère Odélide avec une déclaration de guerre.

Le menawan abandonna son impassibilité pour un air consterné et affolé. Il ne s’attendait pas à celle là. On verra qui est le meilleur! Il voulut protester, mais je quittai la pièce trop vite en lui lançant un :

-Je n’ai pas besoin du conseil pour déclarer la guerre selon l’article numéro 112 qui mentionne l’état de guerre dès que le Maître du conseil a été menacé ouvertement, violenté ou tué.

Ce n’était pas un mensonge… Ce n’était pas une vérité… De toute manière comment quiconque pourrais le savoir puisque j’étais seul à cette réunion? Seul avec la Chef du Peuple de la Source et si on est en guerre contre eux, comment quiconque voudra les écouter? Bon ça s’était un peu hypocrite, mais je comptais en parler à la prochaine réunion du conseil de toute manière.

~~~~~~~~~


Si j’avais su à quoi je me frottais à l’époque! Je n’aurais jamais remis les pieds dans se bidonville! Sale vipère! Je me suis quand même bien rattraper avec l’article 112… Bon d’accord, de celle là je ne suis pas très fière, mais ce qui est fait est fait. Il y a toujours une chance qu’on arrive à une entente la prochaine fois qu’on se verra. Notre relation est assez complexe… Je fais tout pour la voir, et je lui fais alors la cour, mais aussitôt revenu cher moi j’ai honte de moi, l’orgueil en prend un coup, le dégout et le mépris de moi-même en prend tout autant… Et pourtant je veux la revoir! Ah! Je suis pathétique, maudit et ignominieux! De plus, j’agis comme si tout était de sa faute, se qui n’est pas trop faux… Cela ne nous empêche pas de nous quereller et de déclarer la guerre entre nos deux peuples, car je l’estime autant que je la déteste, si ce n’est pas plus. J’aimerais préciser que JE NE l’AIME PAS! Nous ne sommes jamais arrivé sur une entente et comme nos intentions d’actions étaient opposé, ont c’est déclarer la guerre officiellement… Ce qui fait, après dix rencontres et vingt-huit tentatives d’ententes, ce qui fait de moi le chef légitime du Peuple des Sommets jusqu’à la fin de la guerre, et de mon mandat si la guerre finit plus tôt.
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Dernière édition par Alexis le Dim 14 Fév 2010, 10:37 pm; édité 5 fois
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MessagePosté le: Mar 5 Jan 2010, 12:55 am    Sujet du message: Publicité

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Localisation: Sûrement en train de m'engueuler avec Alexis...
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MessagePosté le: Lun 1 Fév 2010, 10:26 pm    Sujet du message: Alexis des Sommets Répondre en citant

Est-ce que je dois absolument donner mon accord pour qu'il mentionne le fait que je fais partie de sa vie? Ça veut dire que... si je n'accepte pas, il ne pourra rien faire du tout?!? Hum... Franchement, je ne suis pas sûre de vouloir approuver cette relation... Twisted Evil

(Bon, puisque c'est pour une bonne cause, je t'accepte... ^^)

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Odélide
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Localisation: Sûrement en train de m'engueuler avec Alexis...
Féminin

MessagePosté le: Dim 7 Fév 2010, 01:46 am    Sujet du message: Alexis des Sommets Répondre en citant

Bon... puisque apparement je suis le seul autre administrateur de ce forum et que ça n'aurait aucun sens que tu approuves ta propre présentation toi-même, je vais m'en charger.

Présentation aprouvée!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:50 pm    Sujet du message: Alexis des Sommets

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