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Vaïmytie Nodan

 
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Mytie
Hommes des Sommets

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Inscrit le: 02 Fév 2010
Messages: 149
Localisation: Sur la route du voyage
Féminin

MessagePosté le: Jeu 4 Fév 2010, 01:19 am    Sujet du message: Vaïmytie Nodan Répondre en citant

 
Informations Personnelles              
 
 
Nom: Vaïmytie Nodan              
 
Surnom: Mes ainés avaient pris l’habitude de me nommer la peste volante, mais personnellement, je préfère le p’tit nom de Mytie que mon petit frère, jadis incapable de prononcer mon nom, ma gentiment donné.              
 
Âge: 26 ans              
 
Sexe: Femme              
 
Nation: De l’air (Originaire du bourg maritime d’Ozalee... ou plutôt du pseudo-bourg de Petit-Ozalee)              
 
 
Informations physiologiques et physiques              
 
 
Physique:               
Peut-être un jour, sur votre chemin, croiserez-vous une jeune femme mystérieuse. Son corps fin et gracile, plutôt grand pour une femme, avancera vers vous avec des pas légers, posés par des pieds nus, car nul besoin de chaussure pour cette elle, dont la plante des pieds est dure comme le cuir de la meilleure semelle. Vous vous attarderai, premièrement, sur ses longs cheveux d’un auburn foncé coiffés en demi-queue-de-cheval. Par-dessus des pantalons beiges et moulants, s’arrêtant à ses mollets, une tunique rouge-orangé échancré au dos, qu’un ruban solidement noué au dessus des ailes empêche de tomber de ses épaules, flotte aux grés du vent à partir de sa taille. Par-dessus celle-ci, une ceinture blanche où pend une sacoche de cuir, à droite, et se qui ressemble à un couteau dans un étui fort bien détaillé, à gauche. À son cou, ses oreilles, sa cheville, des coquillages multicolores. Mais rien de cela ne vous étonnera. D’abord, ce sera son teint halé, puis, elle lèvera ses yeux couleur des mers chaudes et claires sur vous. Ce regard, éclairant ce visage aux traits doux, empreint de tant de complexes émotions, de sagesse et de savoir vous laissera quelque peu mal alaise, mais, pourtant, vous envoûtera. Vous ne pourrez plus douter de sa profession. Elle vous sourira, par politesse, et vous ne saurez jamais combien ce sourire peut être rempli de tristesse et de douleur. Si un jour, dans votre vie, vous croisez une telle personne, c’est que vous m’aurez entrevue…              
 
Caractère:               
Comme ça, avec ma voix qu’on dit douce comme le vent frais d’une cuisante journée d’été, on le croirait pas, mais quand je me mets en rogne, caché vous… demandez à Mirshann. Dans ces temps là, le ton de ma voix monte à peine, mais je dégage une sorte d’aura de colère assez inquiétante et mes ailes deviennent trop souvent une arme dangereuse et involontaire. Mais, je suis plutôt du genre joyeux habituellement, je considère la vie trop courte pour se mettre en colère et je crois plutôt qu’il faut profiter de chaque occasion de rire et de faire sa part. Atteindre ses rêves ou tout faire pour les atteindre devrais être notre plus grande préoccupation après celle d’aider les autres. Malgré tout, tout le monde s’entend sur une chose, une chose complètement débile et inexacte : mon comportement mènera à ma perte. Je ne rentre pas dans le rang, je suis une gosse de riche qui, comme toute sa famille, déteste la prétention des gosses de riches. Pourtant, ma grand-mère n’a jamais cessé de me traiter d’anarchiste. JE NE SUIS PAS ANARCHISTE! Je n’ai jamais voulu de mal à notre chef, je sais défendre ceux qui maltraitent les pauvres, mais je sais aussi faire preuve de sagesse. Alexis Bledri Junior n’a jamais que suivi les directives de son père, mon maître me l’a dit lui-même : étant jeune, il l’avait entendu lui dire qu’il DEVAIT prendre la place de son père, non pas qu’il le voulait… En fait, c’est simple, je plain les gens comme lui… et je nous plain d’avoir quelqu’un comme lui comme chef…               
 
Signes particuliers:               
Bon, ben, vu l’avez lu plus haut, j’ai la peau halé par le soleil, ce qui, selon moi, témoigne d’une bonne santé. En tout cas, là où je suis née, tout le monde est comme ça, parce que tout le monde est marin, ou presque. Je porte aussi de nombreux coquillages, dans les cheveux, autour du cou ou aux oreilles, restes de mon enfance marine…              
Quant aux tics et manies, j’en faisais une collection jadis, mais mon enseignement m’a forcé au calme ; malgré tout, certains me sont restés.              
Pour commencer, le plus étrange, c’est que je parle autant avec ma voix, que mes mains, que mes ailes… Je ne sais trop comment l’expliquer… Disons… Chaque émotion que je vis passe par mes ailes : heureuse, elles remontent, triste, elles se resserrent, d’ailleurs, elles sont drôlement compactes ses derniers temps. Un jour, j’ai même failli frapper notre maître Menawan avec mes ailes parce que j’étais furieuse après un collègue de classe, c’est dire…              
Autre truc, plutôt rigolo, quand je suis confronté à un besoin de concentration extrême, je vais toujours placer mon poing gauche contre mes lèvres et je vais pincer l’inférieure entre le côté de mon index et mon pouce. Mon père disait que c’était un tic hérité de ma mère, Mitsh pensait plutôt que c’était les restes de mon suçage de pouce infantile. Personnellement, je me suis toujours contenté de savoir que je le faisais, c’est une part de moi. De plus, dans ces temps là, je fais jouer les muscles de mes ailes… vous voyez, elles interviennent encore.               
 
Talent(s)/Compétence(s):              
Hors mis ceux qui viennent de mon métier? Bien… j’ai toujours su faire preuve de sagesse et d’intelligence. Petite, j’étonnais mes proches par ma compréhension précoce du monde, des castes, des injustices… Ça les faisait paniqués parfois, ils craignaient que je sois entendus je crois, mais je sais me montrer discrète, c’est indispensable quand on réfléchie comme moi. Je parle beaucoup, mais à peu de gens et je dis très peu de ce que je pense.              
La caste de mon père m’a aussi forcé très jeune à une formation pour la navigation, mais aussi pour la danse et les bonnes manières. On m’a aussi dit que j’avais une voix très douce pour le chant.               
 
 
Informations sociales              
 
 
Relations:               
Mon père, un vieux marin nommé Heimanu, et ma mère, une couturière de grand style nommée Gwenn, ont eu trois enfants, ma mère désirant un fils : D’abords ma sœur, Moana, puis moi, Taïmytie, et finalement mon frère, Raihau.              
Comme amis, je ne garde que Mitsh, que je ne vois presque plus maintenant, et mon maître qui a toujours su me guider.              
Oh! et bien sûr, il y a Achak... et Lui.              
 
Métier/ Fonction: Menawan depuis maintenant 8 ans, mais je n’ai quitté mon maître il n’y a que 3 ans.              
 
Histoire:               
J’aurai bientôt 5 ans. Je me tiens au dessus d’un petit filet installé par mon père, les mains bien serré autour de la taille de mon frère. À 1 an et une saison, ses ailes ne sont pas encore assez fortes pour supporter son poids, mais c’est en sentant l’air sur nos ailes enfant qu’on apprend à voler. Ma mère veut intervenir, elle craint que j’échappe mon frère; mon père pose une main sur son bras et lui dit de nous laissé faire : nous nous amusons bien là et ça exerce les muscles de Raihau. Ma mère lui intime aussitôt de remettre ses DEUX mains sur le gouvernail, les vents sont forts. Mon père obéis en riant. Nous accostons quand le soleil est au Zénith.
 
La banlieue de Cimera, où ma grand-mère s’obstine à rester, est à une heure de vole depuis le quai le plus proche. Mon père tient solidement Raihau dans ses bras, moi je tiens la main de ma mère. La petite délégation fait tourner les regards : nos vêtements sont quelque peu inhabituels dans le coin et nous arborons tous des bijoux de coquillages et de perles. Nous ne le cachons pas, nous sommes en quelque sorte des bourgeois, mais des bourgeois… spéciaux…              
 
Moana nous accueille avant même que nous ayons atterri. Elle se jette sur moi et manque de nous faire s’écraser toute les deux sur la montagne. Elle réussit toutefois à nous faire atterrir plus ou moins délicatement, sur la corniche tenant lieu de terrain privé à ma famille, devant le regard réprobateur de ma grand-mère… d’ailleurs, elle a toujours ce regard. C’est avec elle que je devrai rester pendant les 7 prochaines années, au moins. Beurk! Ma grand-mère Etania Nodan (DePilan de son nom de naissance) est la mère de mon père et la fille du Compte Yuma DePilan, arrière-petit-fils du grand explorateur, et fondateur d’Ozalee, Tyïe DePilan. Mon père n’est pas le bourgeois officiel de la place toutefois, puisque ce titre appartient plutôt à son cousin, fils du premier fils de Yuma DePilan. Mon père à toutefois hérité de Petit-Ozalee, l’ancien quartier portuaire d’Ozalee rendu « indépendant » par Yuma pour son petit-fils. D’ailleurs, ça doit maintenant être l’endroit le plus agréable de la région depuis que mon père « en a la charge ». Là bas, tous le connaisse et l’aime… ici, c’est une autre histoire.              

~~~~~~~~~~              
 
À l’école, je suis ma grande soeur, elle est en 3ème, elle sait comment ça marche. Nous passons à-côté des moins fortunés comme des riches à craqués, alias mes « cousins » ; aucun des deux groupes ne lève les yeux sur nous. Ils ont tous trop peur ou trop de dédain... Je m’essais toutefois à approcher un groupe de moins fortunés jouant avec une balle ; malgré leurs vêtements souillés, leurs sourire sont plus engageant que l’attitude des riches. Ils se renfrognent à mon arrivé et baissent les yeux. Je les imite, ma voix est à-peine audible quand je parle :      
 
-    Salut, je peux jouer-    Qu’est-c’tu nous veux.-    Je... veux juste jouer.-    Laisse-nous tranquille! Va donc trouver les autres riches! crient-ils en partant.-    On vous la laisse, leurs hurlent deux riches qui viennent d’arriver. Tiens, une nouvelle cousine, je ne pensais pas qu’ils se reproduisaient autant, les faux riches!Ils hurlent de rire et je les laisse faire en partant. Soudain, je sens quelqu’un me soulevé par les ailes. Je les agite furieusement, ce qui me permet de me dégager et de m’écraser sans trop de dommage.

-    Eh bien, s’écrit la plus vieille des deux. C’est une fausse riche, mais ça, c’est de vraies ailes.
-    Dégagez vous deux! rugit ma soeur, les faisant fuir. Tu parles d’une famille de débile! (elle les regarde partir en soupirant) Tu vas bien? me demande-t-elle.
-    Oui, oui, dis-je en me relevant.
-    Bien... Arrête d’attirer l’attention.
-    Mais, je voulais juste...
-    Écoute Mytie, (elle a prit un air grave) ici on n’est pas des riches, pas des pauvres, on n’est des étrangers, rien que juste des étrangers... et les gens aiment pas les étrangers.


~~~~~~~~~~              
 
Un an à passé depuis mon arrivé à « Grand-Ozalee », comme ma soeur dit parfois pour se moquer, et, au grand dam de ma grand-mère, je ne suis pas passée inaperçue... combien de fois suis-je allé au coin... je ne les ai pas comptées. Mon père m’a avertie cet été : "Mytie, tu le sais, je te l’ai dit mille fois, tu es très sage et intelligente, mais dans notre monde, ta sagesse serait mal comprise... Enfin, bref, retient seulement que, pour l’instant, tu ferais mieux de ne pas dire tout ce que tu pense, d’accord." J’avais acquiescé à sa requête : j’adore faire plaisir à mes parents, alors si ça leurs prend ça, soit...            
 
Cette année, ma soeur est passée dans la cour des grands, donc je suis seule dans celle des petits. Heureusement, l’une des raisons pour lesquels je me suis fait remarquer, c’est ma tendance à répondre aux insultes par les poings... quand ça va trop loin seulement, bien entendu. Bref, j’entrai seule dans la cours des petits ce jour là et me dirigeai vers « mon coin »... où quelqu’un était déjà assis.            
 
-    Eh! c’est mon coin ça, dis-je sans grand sérieux.            
 
Le petit garçon se retourna vers moi, complètement apeuré, près à me léguer la place. Son visage était inondé de larme. Je me sentie coupable de ma mauvaise plaisanterie :            
 
-    Eh! prends pas ça comme ça, je blaguais. Reste... je m’appelle Vaïmytie, mais tu peux m’appeler Mytie. Ok?            
 
Plus ou moins rassuré, il se rassit devant moi. Il essuya ses larmes avec son bras :            
 
-    Je... je m’appelle Mirshann, mais on m’appelle Mitsh.            
-    Enchantée... Mirshann... C’est drôle comme nom, ça veux dire quoi? (Il ne répondit pas) Moi, par exemple, mon nom veux dire « La source qui va vers la mer », parce que je suis née à-terre, mais que mes parents sont retourné sur la mer avec moi dès qu’ils ont pu. J’ai aussi une soeur qui s’appelle « Océan » et un frère qui s’appelle « Ciel de paix »... (Il gardait le silence...) Allez, dis quelque chose... (... et me fixait de ses grands yeux étonnés) ce n’est pas grave si tu ne sais pas la signification de ton nom, peu de gens s’en souci ici... y’a que ma famille je crois...            
 
Je me tais, attendant qu’il brise le silence. Il ne dit rien, mais je comprends par son regard « souriant » qu’il m’a déjà plus que pardonné. Je sourie à  mon tour.            


~~~~~~~~~~              
 
Je rassure une dernière fois Raihau; le pauvre, il se résignait tout juste au fait que je ne puisse pas prendre soin de lui, croyant que Mitsh serais avec lui dans la cour des petits, pour le défendre, mais je viens tout juste de lui enlever cet espoir là aussi. Je lui répète qu’il est le petit frère de Vaï la p’tite peste et que, par conséquent, il peut avoir confiance que personne ne lui touchera. Et puis, il y a aussi fort à  parier qu'il sera comme moi, passionné par tout ce qu'il y a à apprendre et qu’il se fera plein de copains... s’il est moins agressif que moi... Moi, en tant que grande de 4ème, je dois faire "la guide touristique" pour Mitsh, qui vient d'arriver dans la cour des grands. Lui aussi prend la peine de rassurer Raihau; tout comme sa soeur l'est pour moi, Mitsh voit un peu Raihau comme son petit frère... vu le fait qu'on est aussi unis qu'un frère et une soeur.Et voilà  la preuve qu'il s'inquiéttait pour rien, mon pauvre petit frère: le soir venu, il ne fait que parler de l'éccole et de tout ce qu'il a apprit. On dirait bien que, dans la famille, l'amour de la connaissance grandit avec les naissances. Ma grand-mère s'exaspère de son bavardage, mais moi, je le trouve absolument mignon...


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J’ai du mal à réfléchir, j’ai du mal à le croire. Moi, Menawan. Wouah! L’année dernière, j’avais bien vu cet homme, plutôt jeune, qui parlait avec la maîtresse d’école. Il me lançait souvent des regards et provoquait des réactions étrange chez Mademoiselle Meil : de la surprise, du désaccord, de l’incompréhension et même de la moquerie. Je ne savais pas de quoi ils parlaient, mais elle semblait trouver ça ridicule...Je me dirige vers l’école, mais je n’entrerai pas dans la classe, pas aujourd’hui. Nos classes mélangent trois niveaux scolaires, je me demande si Mitsh verra mon absence, comment il la prendra... et pas seulement aujourd’hui. D’ailleurs, je le croise alors qu’il reconduit sa sœur pour son premier jour. Je les saluts, nous faisons, eux, mon frère et moi, le chemin ensemble, mais ils entreront seuls dans l’école. Je vais à la fenêtre de mademoiselle Meil: elle est déjà dans sa classe et elle se tourne vers moi. En me voyant là, dehors, alors que les autres sont déjà en rang, elle me regarde surprise. Je lui lance un regard qui, je le souhaite, signifie « Et oui ma grande, c’est moi, la peste volante, qu’il a choisi. C’est fou non? ». Puis je m’envole.Le soir même, je vais trouver Mitsh à la sorti des classes, à voir son visage, il a remarqué mon absence. Je laisse à Raihau le soin de raccompagner la soeur de mon ami et je l’amène avec moi. Nous descendons vers la mer, au nord-est de Petit-Ozalee; le chemin est long, mais nous y parvenons. J’entre dans une grotte, Mirshann me suit sans poser de question. À l’intérieur, cinq plantes, toutes différentes, poussent.  - C’est ma cachette secrète. C’est ici que je viens, quand j’ai trop de problèmes.

Et Mitsh sais que je peux en avoir... surtout avec MA grand-mère. Je prends une grande inspiration. Je lui annonce la nouvelle : un Menawan est venu me chercher comme apprentie et j’ai accepté, nous partirons dans deux jours pour Toppar où son choix deviendra officiel. Mirshann ne me regarde pas, je peux lire sur son visage qu’il est heureux et triste à la fois. Comme demi-consolation, je lui dis que je reviendrai pour les vacances d’été, un certain temps. Il relève les yeux. Je lui dis alors ce que j’attends de lui.

- Tu vois ces plantes, ma mère me les a fait planter en me disant qu’elles étaient une part de ceux que j’aime sur laquelle je peux veiller concrètement et qui me fera penser à ceux qui sont loin... Elle c’est mon père, elle ma mère, Raihau et Moana, dis-je en les pointant. Et elle... c’est toi... (Je garde un peu le silence, seulement brisée par le bruit lointain des vagues et du vent.) Elles sont sauvages, mais ici, dans cette grotte, elles ont quand même besoin d’aide pour pousser, tu voudras bien faire ça pour moi...

Quand je pars, deux jours plus tard, Mirshann me regarde les yeux dans l’eau, moi aussi je me sens comme ça. Je repense à l'année dernière, où il me défendait, malgré qu'il soit plus jeune, contre les "vraiment plus vieux". Tu me pardonneras, n’est-ce pas Mitsh?



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Elle m’énerve, cette grande idiote, elle tient vraiment à me gâcher mes vacances. Je n’arrive pas à croire qu’on a le même grand-père... enfin, oui, j’arrive à croire que c’est son grand-père, mais le mien... Mitsh fini finalement par la laissé parler toute seule et viens me rejoindre. Il prend de mes nouvelles, moi des siennes. Nous parlons peu de mon apprentissage et des différences qui commencent déjà à grandir entre nous... Je ne suis pas très attentive à ce que je dis. Y lisant mon inquiétude, Mirshann me demande ce qui ne va pas. Je lui explique que c’est sûrement la dernière fois que je reviens ici avant longtemps, mon entraînement va bientôt s’intensifier ; en effort ET en temps. Je suis inquiète de savoir que je n’aurai plus souvent de nouvelle et ça m’attriste. Je suis surtout inquiète pour mon petit frère : il s’applique de plus en plus dans ses études et, souvent, j’ai entendu dire, les gros malins s’en prenne à lui. Mitsh me convainc du mieux qu’il peut que tout va bien, plus ou moins en vain : - C’est mon petit frère et c’est mon trésor le plus précieux. Je peux pas t’expliquer pourquoi, peut-être parce je l’ai presque vu naître, parce qu’il a toujours voulu m’imité, parce qu’il me voue un amour presqu’aussi immense qu’à nos parents... Je sais pas pourquoi, mais je sais que s’il fallait qui lui arrive quelque chose de grave, je crois que j’en mourrais... au sens figuré, s’entend... Et je crois bien que ce serait pareil pour tout ceux que j’aime, (je me tourne vers lui) toi aussi tu sais...-Ouah, Mytie, tu pense vraiment ce que tu dis. J’hausse les épaules.

-Je te considère comme mon deuxième petit frère tu sais... un peu plus mature c’est tout... Et quand nous serons plus grand, je ne me voile pas la face... je sais que quand nous serons plus grands, tout les deux vous irez dans l’armée... C’était surréaliste pour moi jusqu’alors, je pouvais voir que vous alliez bien de mes yeux vus... mais maintenant, j’y pense et...


 Il s’arrête et m’attrape le bras ; nous volons face à face. Il ferme les yeux en arborant son habituel sourire confiant.


-Demain, ce n’est pas aujourd’hui Mytie et, aujourd’hui, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait lui arrivé de si pire à l’école. Et puis, je veillerai sur lui, s’il a des ennuis et qu’il ne peut pas se défendre, il n’aura qu’à fuir pour venir me trouver... et il vole plus vite que tous, c’est sûr, c’est ton frère.


Je sourie à mon tour, d’abord incertaine, puis de façon plus confiante. Je fais une étreinte à Mitsh en le remerciant.



~~~~~~~~~~              
 
Six ans on passés, six longues années loin des miens. Cette cérémonie n'est que pour moi et, par conséquent, j'ai exigé que tout le monde soit là. Avant même que je n'entre dans la maison, mon père se précépite pour me donner leur cadeau de félicitation: une petite dague au manche nacré qui me sera sûrment utile pour couper des herbes, de la viandes et autres, le tout rangé dans un étuit de cuir épaix et blanchie. En cette cérémonie de la "célébration du spirituel", où mon maître annonce fièrement que son apprentie, alias moi, est finalement devenue une Menawan accomplie, je tiens à voir tout ceux qui me son cher. D'ailleurs, les derniers retardataires arrivent enfin, le père et le fils ont finalement réussi à se sortir de leurs obligations de soldat. Mitsh ressemble encore plus à son père avec son entrainement militaire, il manque de m'écraser quand il me prend dans ses bras. Ça me fait rire quand son père, inquiet, lui dit de faire attention. Je lui assure que ça ne me dérange pas.
Moi et Mitsh pouvons de nouveau nous voir. Je le remercie d'avoir pris soin de mon frère et d'avoir entretenu mes plantes, du moins, avant son départ...Mon maître, nos parents et ma soeur s'entretiennent longtemps ensemble, au sujet des six dernières années, de mon futur, ect. Moi et Mitsh allons nous assoir sur le bord de la corniche de ma grand-mère pendant que nos petits frère et soeur vont jouer ensemble. Pour la première fois depuis toujours, nous parlons tout les deux de ce que nous avons suivi comme voie, de ce qui nous différencie, aujourd'hui plus que jamais. D'une certaine façon, en parler enlève les poids pesant sur nos coeurs. D'une certaine façon, j'ai l'impression qu'il sera plus facile de partir après ce soir... les Menawans doivent parfois partir loin de chez eux. Mais, d'abord, je veux rester encore avec mon maître, quelques années, pour en apprendre encore plus... pour que cette culture ne disparaisse pas... pas avec moi...

Avant qu'il ne parte, je lui dit au revoir... j'espère que ce ne sont pas des adieux...



~~~~~~~~~~        
           
J’ai quitté mon maître il y a maintenant un mois : il est partie de son côté après m’avoir indiqué le chemin vers une école de village où le vieux maître devrait bientôt prendre sa retraite. Lui, il avait de quoi faire : non seulement, depuis quelques années, son ami, Alexis Bledri Junior, est devenue le chef de notre peuple, mais, en plus, un peuple d’homme poisson, former d’une partie crue disparue de nos ancêtres, vient de faire son apparition. C'est étrange de penser que mon maître est l'ami de Monsieur Bledri; je l'ai entrevu souvent, de par ce fait, mais je suis prête à parier que, s'il me croisait qur une passerelle, il ne penserait même pas qu'il m'a déjà vu. Enfin...
Je me dirige donc tranquillement vers le village, en marchant. Je prend mon temps, je m’arrête dans les petites villes; je croise des connaissances d’enfance, des amis de mes parents, dans d’autre villes portuaires. Je longe toujours la mer avant de devoir commencer mon ascension vers Zaltana, petit village de cultivateurs d’à-peine cents âmes où un maître d’école prendra bientôt sa retraite. C’est drôle, je ne me voyais vraiment pas maîtresse d’école.

 J’en suis à ses réflexions, quand soudainement, la mer arrête de me lécher les pieds, elle s’éloigne pour contourner une saillie rocheuse qui semble flotter sur la mer, même si c’est impossible. « Le plateau... Alors, c’est ici qu’il se trouve... et c’est à ça qu’il ressemble... » Puis, mon œil est attiré vers quelque chose de verdâtre. Je m’en approche pour m’apercevoir qu’il s’agit d’un petit oisillon. « Mais, hein, qu’est qu’il fait là lui ? » Visiblement, il n’est pas vieux et, à cette façon qu’il à « d’hurler », il a faim. Je sais pas trop quoi faire, alors je m’approche. En me voyant, il crie de plus belle. Je m’assoie et j’allume un de ces feux sans fumée pour lesquels je suis devenue experte (j’étais préposée au feu sans fumée quand je voyageais avec Maître). Je trouve un peu de pain que je mélange à un peu d’eau chaude, je fais une bouillie de tout ça, espérant que ça saura le nourrir un peu. En tout cas, il l’avale goulument. Quand il a fini, je glisse doucement mes mains sous lui pour voir s’il n’est pas blessé. Il proteste un peu, mais fini par se laisser faire. Je le dépose au creux de mes jambes croisées et je me lave les mains avant de prendre mon repas en regardant le soleil couchant.


 - Vous avez de drôles d’habitude vous, les hommes des sommets.

Je sursaute, ce qui réveille Achak (oui, je l’ai appelé comme ça, vu que "petit oiseau", c’est un peu nul). Il crie, puis se retourne et s’endort. Moi, je regarde le nouveau venu. Je reste stupéfiée... Il n’a pas d’ailes! Et il a de la peau entre les doigts... des espèces de... de palmes! Je comprends soudainement que j’ai à-faire avec un membre du peuple de la source. Je comprends aussi que, si j’ai si mal aux poumons, c’est parce que j’ai cessé de respirer. J’aspire avidement de l’air, ce qui le fait rire... bien sûr, il a sûrement plus de souffle que moi, lui. Je le dévisage longtemps, mais j’ai bien le droit : il fait la même chose avec moi. Finalement, il vient me demander s’il peut s’asseoir avec moi et me parler, de Menawan à Menawan. Surprise, j’accepte avec joie, je suis heureuse même : mon premier contact avec le peuple de l’eau est avec un homme faisant mon «métier».


Nous parlons longtemps et, je ne sais pas pour lui, mais plus il m’en parle, plus sa culture me passionne : cette liberté et cette égalité... ils ont toutefois un manque flagrant en éducation. Finalement, nous parlons tant de nos peuples que nous parlons à-peine de nous. Tant et si bien qu’au matin, nous ne connaissons même pas nos nom quand nous nous quittons. Je sais toutefois que nous nous sommes donné rendez-vous, même date, même endroit l’année prochaine. Achak lové dans mes bras, sans savoir pourquoi, j’ai déjà hâte à l’an prochain.



~~~~~~~~~~        
           
J’ai 25 ans, je quitte la classe pour une dernière fois. Ras le bol d’enseigner aux enfants à être des riches soumettant les pauvres et, surtout dans ce village, des pauvres courbant l’échine. Ce n’est pas le travail d’une maître Menawan d'enseigne des choses pareilles... c’est celle de la famille, malheureusement. Ainsi le soir, je quitte le village sur la pointe des pieds, Achak me suivant comme mon ombre. Mes hôtes me regarde partir, mais ils me comprennent : dès qu’il m’ont vu arriver, avouent-ils, ils savaient que je ne resterais pas. Je ne suis pas comme les autres... Les autres quoi? Ils sourient sans me répondre... C'est ainsi que je les quittes. Je ne crains pas pour mes élèves: les vacances commencent demain et il y a déjà un autre jeune maître à l’école, ils n’auront qu’à « rejumeler » les classes. Je vole toute la nuit et tout le matin. Je veux retourner à Petit-Ozalee le plus vite possible. Je rêve de serrer ma soeur dans mes bras, de voir mes parents qui vont bien, de savoir les dernières nouvelles sur mon frère et de prendre mon neveu dans mes bras. En chemin, je passe par le plateau où Il n’est pas revenu depuis notre première rencontre. Je ne sais pas pourquoi, ça m’attriste beaucoup plus qu’il ne devrait.
 Après plusieurs jours de voyages, je vois poindre la tourelle du « clocher » de l’école. Soudain, quelqu’un me fonce dedans et s’excuse milles fois. Cette voix... Je me retourne brusquement, alors que lui continu son chemin. J’hurle son nom en me précipitant sur lui. Avant qu’il ne puisse réagir, je le sers déjà contre moi, comment n’a-t-il pas pu me reconnaître? Je comprends en le regardant : il porte un bandeau de tissus rouge sur les yeux. Inquiète je lui demande ce qu’il a, alors il m’explique toute sa situation. Puis, il me serre de plus belle contre lui, visiblement heureux de me voir. Je lui donne toute mes condoléances et, en l’entourant, je sens dans son dos une longue cicatrice. Je me dégage vivement et je le retourne de force en lui demandant ce qui lui est arrivé. Il ne répond rien et, incapable de m’en empêcher, je passe ma main doucement sur la marque éloquente de toute la violence de ces dernières années. Il frissonne, je retire ma main rapidement en m’excusant : cette blessure doit lui rappeler beaucoup de souffrance, physique et morale. Soudain, il me demande de se poser, je vais donc vers le sommet de la montagne la plus proche. D’ici, la vue est magnifique, on voit un village plus bas où tous les membres de la communauté mettent la main à la pâte pour fabriquer une salle a une maison. Je propose à Mitsh de retirer son bandeau pour voir, mais il refuse et me dit de l’écouter : Mon frère est parti à la guerre, faut croire que secrétaire officiel d’un conseillé n’est pas un rôle assez important pour éviter l’armée. J’encaisse le coup, je ravale mes larmes et je lui demande pourquoi lui y a échappé, tout à coup. Il a déserté et il veut maintenant créer un groupe qui amènera la paix, de gré où de force. Comprenant ce qu’il veut dire par là, je lui dis qu’il doit exister d’autres solutions. Nous nous obstinons longtemps.


- Tu vis dans ton monde utopiste Mytie. Grandie ! Le monde que tu rêve est impossible, plus aujourd’hui.
- Il serait possible si plus de gens voyait son potentiel plutôt que se voiler la face... comme toi !
- Tu m’accuse de me voiler la face, mais je refuse seulement de me laissé berner par les images qui te trouble en ce moment même... Tu sais, je suis celui qui porte le bandeau, mais en fait, tu es l’aveugle.
- Je vois seulement...
- Tu vois seulement ce que tu veux voir. Moi, je sais, je sais qu’il faut renverser le pouvoir...
- Tais-toi... Tu te ferais tuer...
- Non! Je dis ce que je pense! Et si tout le monde faisait ça, si tu faisais, on n’en serait peut-être même pas là. Il faut forcer la paix et obliger les peuples à travailler ensemble pour notre bien... Et viens pas me dire que tu le sais, si tu le savais, tu te joindrais à moi.
- Mon « monde utopiste », comme tu dis, est possible, je le sais. J’ai... mes raisons...
- C’est ça... Tes raisons... et elles valent la mort de ton frère tes raisons...

 Mes ailes, qui jusqu’alors battaient furieusement l’air, s’arrêtent net. Les larmes remontent, je veux en finir avant que ma voix ne se brise.

- Oui, c’est ça! T’as tout compris! J’ai l’intention de passer ma vie seule à tenter l’impossible, stopper l’océan, pour mourir seule avec la mort de mon frère, mon beau-frère, mon meilleur ami et même, pourquoi pas, mon neveu sur la conscience. Ce sont exactement mes plans : Mourir seule, vieille, sans AVOIR ACCOMPLI MON RÊVE LE PLUS CHER : RÉTABLIR LA PAIX!!!

Sur ces derniers mots, je m’envole. La nuit est tombée quand j’atteins ma grotte. Je me laisse tomber au sol en éclatant en larmes : Pourquoi toi Raihau, pourquoi? Déjà Mitsh alors pourquoi toi? Achouk sautille autour de moi nerveusement. Je prends alors sur moi et je prends l’engagement de ce que j’ai toujours pensé : je vais stopper l’océan, je le promets... Non! JE LE JURE. Je sors alors une feuille, un crayon, « j’allume » une fiole d’un liquide luminescent et je me mets à écrire. Je lis tout ce que j’écris à voix haute et je le relis même deux fois après : je ne dois pas l’oublier. Je lisse les plumes d'Achak avant de sortir dehors. Sous la clarté de la lune, gardienne des mers, je vais vers la maison des miens avant de prendre le chemin du voyage; premier arrêt : le plateau.


Le lendemain, le miens trouveront, enroulé dans une coiffure de coquillages le mot d’adieu de celle dont le nom vient de prendre son véritable sens: Vaïmytie, la source qui retourne à la mer.
_________________


Dernière édition par Mytie le Dim 14 Fév 2010, 05:40 pm; édité 9 fois
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MessagePosté le: Jeu 4 Fév 2010, 01:19 am    Sujet du message: Publicité

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Alexis
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MessagePosté le: Dim 7 Fév 2010, 01:17 am    Sujet du message: Vaïmytie Nodan Répondre en citant

Bonjour et bienvenu sur le forum!
Avec toutes les personnes qui me déteste, ou qui son juste neutre à mon égard, je me demande comment j'ai fait pour être élu...Cela reste un mystère. Je n'ai rien à redire sur ta présentation...À part que tu as beaucoup d'imagination! J'ai vraiment hâte de voir le reste de ton histoire! Ah, oui... Odélide voulait que je te dise que ta présentation comportait quelques fautes d’orthographes assez évidentes... Tu n'as qu'à copier-coller sur Word pour enlever les plus évidente, pour ma part cela me satisferais, faut dire que je ne suis pas très à cheval pour ça. Il faudra que Mirshann approuve ta présentation.


[En attente]
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Mytie
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MessagePosté le: Dim 7 Fév 2010, 12:43 pm    Sujet du message: Vaïmytie Nodan Répondre en citant

Embarassed  Oups, eh, eh, oui des fautes... ça m'arrive des fois... Embarassed

Eh puis, je ne te déteste pas... j'ai en quelque sorte pitié de toi. Mitsh te déteste, mais pas moi...
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Mathieu
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MessagePosté le: Lun 8 Fév 2010, 07:47 am    Sujet du message: J'APPROUVE! Répondre en citant

Lisez le sujet!
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Mytie
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MessagePosté le: Ven 12 Fév 2010, 10:54 pm    Sujet du message: Vaïmytie Nodan Répondre en citant

Embarassed  Ouais, ben finalement, même en ayant coupé dans le gras, mon histoire est vraiment longue... Mais y'a beaucoup de dialogue... N'empêche, elle est vraiment très longue Embarassed Embarassed  
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Alexis
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Messages: 224

MessagePosté le: Ven 12 Fév 2010, 11:56 pm    Sujet du message: Vaïmytie Nodan Répondre en citant

Ce n’est pas grave celle est longue! Franchement, j'ai adoré la lire! Ah! Une histoire palpitante du début à la fin! La première présentation que j'accepte! Ah! *Moment de silence* Je n'est pas grand chose d'autre à dire donc...

Ta présentation est accepté! Bienvenu parmi nous!
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:49 am    Sujet du message: Vaïmytie Nodan

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